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La résistance à la progestérone

La résistance à la progestérone est une problématique qui commence à être explorée depuis quelques d'années, principalement dans le cas de l'endométriose et du SOPK.

Il pourrait expliquer les échecs de certains traitements naturels ou chimiques destinés à remonter le taux de progestérone.



Qu'est-ce que la résistance à la progestérone ?


On parle de résistance à la progestérone lorsque les récepteurs à la progestérone sont insensibles (ou moins sensibles) à ses effets, mais aussi lorsque ces récepteurs sont présents en trop faible quantité.


C'est à peu près pareil que la résistance à l'insuline qui est beaucoup plus documentée (les récepteurs sont moins sensibles à l'insuline chez certaines personnes, ce qui perturbe la régulation glycémique). 


>> Deux femmes ayant un taux similaire de progestérone auront des réponses différentes à la progestérone en fonction de leur sensibilité à cette hormone.




Quels sont les facteurs favorisant la résistance à la progestérone ? 


- les polymorphismes génétiques et altérations épigénétiques


- l'inflammation chronique et le stress oxydatif qui en découle (l'inflammation chronique va stimuler l'aromatase et donc la fabrication des œstrogènes, tout en diminuant la sensibilité à la progestérone, qui est pourtant une hormone aux propriétés anti-inflammatoires..)


- les perturbateurs endocriniens et toxiques environnementaux 




Quelles sont ses conséquences ? 


Risques accrus de : 


- syndrome prémenstruel, trouble dysphorique prémenstruel

- règles abondantes, dysménorrhées 

- problèmes de fertilité, fausses-couches 

- fibromes utérins

- adénomyose, endométriose (à la fois cause & conséquence) 

- SOPK

- mauvaise réponse aux traitements à base de progestérone et progestatifs

- hyperplasie de l'endomètre


La progestérone est nécessaire pour contre-balancer les effets des œstrogènes présents tout au long du cycle menstruel. Elle n'est fabriquée qu'en seconde partie du cycle par le corps jaune, entre l'ovulation et les règles. La progestérone possède une multitude de bienfaits pour notre santé (anxiolytique, anti-dépressive, diminue l'abondance des règles et les dysménorrhées, diminue la rétention d'eau, effets anti-inflammatoires...).




Endométriose, SOPK, et résistance à la progestérone 


Les chercheurs ont remarqué que les femmes qui souffrent d'endométriose ne répondent pas toujours de manière optimale aux traitements à base de progestérone. Ils ont donc fait des investigations et ont découvert que ces femmes possèdaient moins de récepteurs à la progestérone que les autres femmes


Or, la progestérone aide à inhiber la prolifération des cellules endométriosiques. La résistance à la progestérone aggrave donc les paramètres de l'endométriose..


Toujours selon la recherche, l'endomètre des femmes souffrant de SOPK (Syndrome des Ovaires Polykystiques) est aussi concerné par la résistance à la progestérone dans un grand nombre de cas. Environ 30% des femmes ayant le SOPK ne répondraient pas correctement à la thérapie à la progestérone, ce qui correspondrait aussi à une forme de résistance à la progestérone.


Or, la progestérone est une alliée dans le SOPK en limitant l'imprégnation des cellules à la DHT (androgène puissant), et en activant la fonction thyroïdienne qui joue un rôle important dans le SOPK..




La résistance à la progestérone est-elle réversible ?


Il est bien entendu difficile d'agir sur les facteurs génétiques, mais il y a trois leviers sur lesquels nous pouvons jouer en cas de résistance à la progestérone : 


1/ Moduler l'inflammation de bas grade (hygiène de vie hypo-inflammatoire, optimisation des Oméga 3, optimisation du statut en vitamine D, du statut en antioxydants...). 


2/ Réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens (eau du robinet, aliments contaminés par les pesticides, contenants plastiques, cosmétique non naturelle, parfums, bougies, produits chimiques d'entretien, pilule contraceptive etc)


3/ Améliorer l'équilibre oestro-progestéronique : il y a tout intérêt à booster la synthèse de progestérone même en cas de résistance à la progestérone ! On cherchera à optimiser la qualité de l'ovulation pour une bonne production de progestérone, tout en équilibrant le taux d'oestrogènes.




Sources :



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