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L'arrêt de la pilule avec la naturopathie : mon témoignage

Pour être tout à fait honnête, j'ai arrêté la pilule très tardivement.

Comme beaucoup d'entre vous, j'avais peur. Peur de retrouver l'acné de mes 16 ans, peur d'avoir des règles douloureuses, peur de ne pas retrouver mes règles d'ailleurs (Spoiler Alert : elles ont fait leur come-back dès le premier mois d'arrêt !).

En tant que Naturopathe, j'étais pourtant bien placée pour connaître les nombreux méfaits de la pilule. Je mangeais bio, je me soignais avec des plantes, je n'utilisais que des produits naturels.. mais chaque jour j'ingérais des hormones de synthèse. Aucune logique.

Au printemps 2020, alors que ma dernière plaquette se terminait et que mon ordonnance arrivait à son terme, je me suis dit "Il est temps, j'arrête".

Je savais que mon hygiène de vie me permettait d'arrêter sereinement la pilule, sans trop redouter d'effets secondaires. J'étais armée de toutes mes connaissances en naturopathie pour faire face à cette transition !


Cela faisait 13 ans que je prenais la pilule. 11 ans de pilule oestroprogestative (pilule combinée), puis 2 ans de pilule microprogestative. J'avais changé de pilule car je ne supportais plus du tout les œstrogènes de synthèse (migraines avec aura très handicapantes, rétention d'eau, crises d'angoisse...).

À vrai dire, c'est plutôt mon foie qui n'arrivait plus à gérer ce flux quotidien d'œstrogènes de synthèse, et je m'auto-intoxiquais peu à peu.

C'est lors de mon changement de pilule que j'ai eu le plus de symptômes : après être passée de la pilule combinée à la pilule microprogestative, j'ai eu une poussée d'acné pendant quelques mois. Tous localisés sur le front et entre les sourcils : la zone qui correspond au foie en Médecine Chinoise ! À l'époque, je n'étais pas encore naturopathe et je n'avais pas pensé à soutenir mon organisme lors de cette transition. Je pense qu'il avait besoin qu'on lui donne un coup de pouce pour éliminer correctement les oestrogènes de synthèse. Mon intestin étant plutôt paresseux à cause de ma colopathie fonctionnelle, je n'éliminais pas suffisamment, et les œstrogènes étaient remis en circulation dans mon corps au lieu d'être éliminés.


J'ai abordé l'arrêt de la pilule de manière assez sereine finalement. Je me suis promis de ne pas stresser au moindre symptôme inhabituel, de ne pas scruter l'apparition de nouveaux boutons et de ne pas attendre le retour de mes règles comme le messie. Je me suis dit que plus je serais nerveuse, plus il y aurait de répercussions négatives sur mon cycle. Je suis donc plutôt restée dans l'observation et la bienveillance envers mon corps.


La symptothermie m'a énormément aidé après l'arrêt de la pilule car elle m'a permis de me reconnecter à mon cycle. Sous pilule, j'étais complètement désinvestie. Mon cycle était rythmé par la prise de pilule sur 21 jours suivi de la pause hebdomadaire. Je subissais mes règles qui d'ailleurs n'en étaient pas vraiment (les règles sous pilule sont des saignements de privation et non des vraies menstruations puisqu'il n'y a pas d'ovulation).

Mon cycle était linéaire pour ainsi dire.

Avec la symptothermie, j'ai redécouvert le fait que j'étais un Être cyclique. J'ai pu anticiper l'arrivée de mon ovulation en suivant ma courbe et les indices relevés, puis l'arrivée de mes premières règles.

De même, j'ai pu comprendre que lorsque mes règles tardaient à arriver, c'était en fait mon ovulation qui avait mis du temps à se déclencher et qui avait décalé ma phase lutéale. Et cela correspondait toujours aux périodes où j'étais stressée ! Si le corps est stressé, l'ovulation passe au second plan car le corps n'est pas dans les conditions idéales pour concevoir..

Avant de prendre la pilule, j'étais incapable de déceler mon ovulation ni de prédire l'arrivée de mes règles.

On peut lire partout que le cycle féminin dure 28 jours et qu'on ovule à J14, mais encore une fois chaque femme est différente et il est tout à fait possible d'avoir un cycle de 35 jours sans que ce soit pathologique. Il faut se référer avant tout à ses propres normes.


J'ai pris beaucoup de notes les premières semaines, afin de repérer tous les petits signaux de mon corps qui se réveillait tout doucement. Je me suis aussi aidée du thermomètre connecté Trackle pour la prise de température (il est tellement précis qu'il est impossible de se tromper - j'en parle dans cet article), et de l'application Moonly que je trouve très complète et intuitive.


Voici ce que j'ai noté les premiers cycles :


✅ Un meilleur sommeil, plus profond qu'avec la pilule, que je prenais le soir avant de me coucher.

✅ Une peau globalement plus nette, moins de microkystes.

✅ Disparition totale de mes maux de tête et migraines : ça c'est vraiment le must !

✅ Aucun SPM (Syndrome Pré Menstruel), aucun trouble de l'humeur, aucun spottings ou saignements hors règles (je n'ai pas saigné à l'arrêt de la pilule microprogestative).

✅ Mes vraies règles sont arrivées dès le premier cycle, à J36, sans trop de douleurs (moi qui souffrait le martyr quand j'étais ado au point d'en faire des malaises !).

En médecine chinoise on dit que la durée des règles idéale doit être de 4 jours en moyenne, et qu'il doit s'écouler entre 30 et 80 ml de menstrues au total, j'étais parfaitement dans les "normes".

✅ J'ai aussi noté une bonne énergie après les règles (début d'un nouveau cycle : on renaît), avec un retour en force de ma libido (elle aussi mise en veille sous pilule...).


❎ Des vives douleurs aux seins durant 5-6 jours autour de l'ovulation, ainsi que des ballonnements intestinaux. Les seins ont une activité cyclique tout comme l'utérus : ils se gonflent sous l'influence des œstrogènes, et peuvent être un peu tendus à l'ovulation (des seins gonflés et sensibles en phase lutéale peuvent traduire un excès d'œstrogènes ou un manque de progestérone). Ces effets négatifs n'ont duré que quelques cycles. J'ai compris plus tard que ces douleurs mammaires étaient aussi liées à une carence en iode, tout est rentré dans l'ordre en me supplémentant correctement.


En bref, globalement que du positif !

Mes cycles sont redevenus tout à fait normaux et réguliers après 13 ans de dormance.

Je ne regrette pas du tout d'avoir arrêté la pilule, surtout quand je sais qu'une femme n'est fertile que 6 jours par cycle environ. Pourquoi s'infliger 21-28 jours d'hormones synthétiques ? J'utilise la symptothermie depuis le premier jour de l'arrêt de pilule, et je n'ai aucun "accident" de contraception à signaler !



Comment je sais que mes premiers saignements post-pilule étaient des "vraies règles" et non des saignements de privation ?

Ici un extrait de ma première courbe de températures sur l'application Moonly : après une ovulation réussie (indices température + glaire validés - à postériori), on voit que ma température augmente à partir de J25 sous l'influence de la progestérone. Elle se maintient haute durant toute la durée de la phase lutéale (environ 11 jours) avant de chuter : les règles se déclenchent, c'est le début d'un nouveau cycle.


Qu'est ce qui m'a aidé à bien vivre l'arrêt de la pilule ?


  • Mon état d'esprit, apaisé et bienveillant.

  • Une hygiène de vie saine grâce à la naturopathie : alimentation "saine", apport suffisant de macronutriments, équilibre glycémique, gestion du stress, sommeil de qualité, repos, activité physique...

  • Le soutien de mon foie 3 semaines avant l'arrêt et 3 semaines après, avec un complément naturel très complet pour soutenir les fonctions hépato-biliaires (je le conseille d'ailleurs dans mon programme Cycle Naturel), des infusions de plantes, et ma bouillotte chaude sur le foie tous les soirs.

  • La prise de zinc-cuivre en oligothérapie pendant les 3 premiers cycles (soutien l'axe gonadotrope lors des transitions hormonales).

  • Un complexe de magnésium biodisponible et de vitamines du groupe B pour refaire les stocks épuisés par la pilule.

  • La prise de bourgeon de framboisier durant les premiers cycles (équilibre les hormones féminines).

  • La prise d'achillée millefeuille pour favoriser la circulation dans la zone pelvienne.

  • Un mélange d'huiles essentielles en massage du ventre et des seins lorsqu'ils étaient congestionnés.


Évidemment, ce que j'ai utilisé ne conviendra pas forcément à toutes les femmes et c'est pour cela que je personnalise au maximum mes programmes de naturopathie.

L'accompagnement en post pilule est différent en fonction de chaque profil.

Je conseille de commencer à accompagner son corps à l'arrêt de la pilule le plus tôt possible : idéalement, 1 à 3 mois avant l'arrêt complet. Ce délai sera d'autant plus nécessaire chez les femmes souffrant de troubles gastro-intestinaux, puisqu'il faudra d'abord s'occuper du transit et du microbiote avant de passer à l'attaque !

On considère que le cycle naturel met environ 3 à 6 mois avant de se relancer en post pilule.

Au-delà de 6 cycles sans véritables règles, on peut se considérer en aménorrhée. Il sera alors nécessaire de s'entourer de professionnels qualifiés (médecins, sages-femmes, gynécologues, naturopathes...) afin d'investiguer pour comprendre l'origine de cette aménorrhée.




N'hésitez-pas à m'écrire ou à réserver une consultation si vous souhaitez en savoir d'avantage. Et si vous avez besoin d'un coup de pouce dans cette étape de votre vie de femme, vous pouvez aussi vous tourner vers mon programme en ligne Cycle Naturel, pour arrêter sereinement la contraception hormonale.

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