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Comment identifier un déséquilibre hormonal ?

Nos hormones sont des messagers puissants qui régissent de nombreuses fonctions dans l’organisme. En étroite collaboration les unes avec les autres, on comprend rapidement comment un petit déséquilibre finit par détraquer l’ensemble du système endocrinien.


Les femmes sont particulièrement touchées par les problématiques hormonales : les dysthyroïdies par exemple touchent environ 8 femmes pour 1 homme.




Souffrez-vous d’un déséquilibre hormonal ? Comment le vérifier de manière concrète ?



Passage en revue des principaux dérèglements :



Excès d’œstrogènes : on parle d’hyperoestrogénie relative lorsque le taux d’oestrogènes est correct mais que le taux de progestérone est trop bas. Il s’agit en fait d’une dominance en oestrogènes. On parle d’hyperoestrogénie absolue lorsque les oestrogènes sont trop élevés.


-> Signes : Rétention d’eau, bas ventre gonflé, syndrome prémenstruel, troubles circulatoires, fibromes, maux de tête avant les règles…



Manque d'œstrogènes : le déficit est fréquent chez les femmes avec peu de masse grasse, puisque les adipocytes produisent des oestrogènes. Il s’installe également à la ménopause et favorise le risque d’ostéoporose.


-> Signes : peau et muqueuses sèches, infections urinaires fréquentes, problèmes de mémoire, règles peu abondantes/courtes, seins qui s’affaissent, ridules et rides, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes...



Excès de progestérone : bien plus rare que l’hyperoestrogénie, il peut se rencontrer en cas de corps jaune persistant, en cas de prise de médicaments inducteurs de l'ovulation, parfois en cas de tumeurs corticosurrénales.


-> Signes : déprime, seins sensibles, vertiges, constipation, troubles du sommeil, maux de tête...



Manque de progestérone : fréquent à la préménopause, mais aussi chez les personnes anxieuses et stressées (la progestérone et le cortisol sont fabriquées à partir de prégnénolone ; en cas de stress, le cortisol sera prioritaire).


-> Signes : fringales et irritabilité avant les règles, règles abondantes et douloureuses, difficultés à tomber enceinte, fausse couche au premier trimestre, spottings avant les règles, phase lutéale courte (< 11 jours)...



La progestérone est habituellement mesurée au 21ème jour du cycle par les médecins, mais en partant du principe que l’ovulation a lieu au jour 14. Or, toutes les femmes n’ovulent pas forcément ce jour-là ! C’est pour cela que la mesure sera bien plus précise si elle est réalisée 7-8 jours après le Jour Sommet du cycle. Utiliser une MOC (Méthode d’observation du cycle) comme la symptothermie ou la méthode Billings, permet d’identifier sa période ovulatoire avec précision et donc son Jour Sommet.

En cas de désir de conception, la progestérone doit atteindre 20-30 ng/ml en phase lutéale pour être suffisamment soutenante en cas de nidation.



Excès de testostérone : il peut se rencontrer dans le SOPK, et de manière temporaire à l’arrêt d’une contraception hormonale.


-> Signes : hirsutisme (pilosité anormale au niveau du visage, du torse ou autour des mamelons), acné dans le bas du visage, alopécie (perte de cheveux sur le dessus de la tête), irritabilité, peau et cheveux gras...


Manque de testostérone : tout comme l’homme, la femme a besoin de testostérone, même si celle-ci doit rester nettement inférieure aux œstrogènes. Le manque de testostérone est très fréquent sous pilule contraceptive.


-> Signes : libido en berne ou absente, manque d’entrain, sensibilité/sautes d’humeur, fonte musculaire, difficultés à atteindre l’orgasme, difficultés à perdre du poids...



Manque de cortisol : il fait souvent suite à un excès de cortisol, lorsque le stress est chronique. La production de cortisol finit par s’épuiser peu à peu, pouvant mener au burn-out. Il peut également provenir de la maladie d’Addison, ou d’une corticothérapie.


-> Signes : fatigue en début et fin de journée, besoin d’excitants (café, boissons énergisantes), vertiges en passant de la position assise à debout, faiblesse musculaire, hypoglycémie, infections fréquentes, manque de cholestérol...


Excès de cortisol : influencé par le stress, l’inflammation chronique mais aussi l’hyperoestrogénie, il peut également provenir d’une tumeur ou du syndrome de Cushing.


-> Signes : faible résistance au stress, surmenage, surpoids autour de la taille, troubles du sommeil, rythme cardiaque rapide, hypertension, tremblements lorsque la faim se fait ressentir / sensation de faiblesse, glycémie instable...


Pour mesurer correctement le cortisol, il est recommandé d’effectuer un test urinaire sur 24h (cortisol libre), ou bien un test salivaire en 5 temps afin d’observer son évolution au cours de la journée. Sa production atteint un pic vers 8h du matin avant de décroitre au fur et à mesure de la journée.



Hypothyroïdie : peut provenir d’un problème auto-immun (Hashimoto), la stratégie sera alors différente d’une hypothyroïdie fruste ou franche. La clinique est souvent plus parlante que la biologie car l’hypothyroïdie possède des caractéristiques très évocatrices, les voici :


-> Signes : fatigue au réveil même après une bonne nuit de sommeil, brouillard mental, constipation et troubles digestifs, difficultés à perdre du poids, frilosité surtout dans les extrémités (mains et pieds toujours froids), peau sèche, troubles de la circulation, perte de densité des sourcils (la pointe externe finit par disparaître), cheveux secs et emmêlés, voix rauque, cholestérol élevé, paumes des mains et plantes des pieds jaunâtre...


Hyperthyroïdie : peut également provenir d’un problème auto-immun dans 90% des cas (maladie de Basedow), mais aussi en cas de traitement pour l'hypothyroïdie inadapté, de nodule ou d'infection.


-> Signes : transpiration facile, difficultés à supporter la chaleur, transit rapide, palpitations, tremblements, hyperactivité, tension élevée, perte de poids et difficultés à en reprendre...


Les problématiques thyroïdiennes sont trop souvent sous-estimées, alors qu’elles touchent de nombreuses femmes. L’hypothyroïdie est en lien avec de nombreuses pathologies : SOPK, hypofertilité, aménorrhée, dysbiose et SIBO


Un bilan exhaustif est plus que recommandé en cas de suspicion de déséquilibre (la Haute Autorité de Santé recommande de ne faire doser que la TSH ce que bon nombre de médecin respectent, mais c’est une mesure malheureusement inutile et incomplète) : TRH, TSH, T3 libre, T4 libre, T3 reverse, anticorps anti-TPO, anticorps anti-TG, iodurie (analyse de l’iode dans les urines), zinc, sélénium, fer, cuivre, vitamine A, vitamine B12… Voilà un bilan déjà plus complet !


Une échographie thyroïdienne doit être demandée dès l’apparition d’une grosseur au niveau de la thyroïde (base du cou), pouvant révéler un nodule ou un goître.




Conclusion :



Identifier un déséquilibre hormonal (ou plusieurs) constitue la première étape avant d’envisager une prise en charge allopathique ou naturelle.


N’hésitez-pas à questionner votre médecin, prendre rendez-vous avec un(e) endocrinologue, ou vous tourner vers les laboratoires de biologie préventive si vous ne possédez pas d’ordonnance (Barbier ou Lims par exemple).


La naturopathie offre de nombreux outils pour rééquilibrer les hormones, en complément d’un traitement médical si celui-ci est inévitable.

À commencer par l’assiette : de nombreux déséquilibres s’installent à cause de mauvaises habitudes alimentaires (jeûnes inadaptés, manque d’apports nutritionnels, excès de glucides à IG haut, calories vides…).


Vous souhaitez échanger sur vos problématiques hormonales et sur les solutions naturelles qui s’offrent à vous ? Prenons rendez-vous !

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