Rechercher

Les dangers des régimes restrictifs

Dans la course à la perte de poids, nombreux sont tentés par les régimes proposant une perte rapide et conséquente. Cela va de soi, l’Etre humain est conditionné à vouloir tout, tout de suite. Cependant, on remarque de plus en plus que ces régimes magiques sont peu pérennes, et favorisent l’effet yoyo. Pire, une perte de poids trop rapide et trop importante agit comme un stress sur l’organisme, engendrant de fâcheuses conséquences.


Quels sont les dangers d’un régime trop strict ?



Relargage des toxines

De la même manière qu’une détox mal encadrée, un régime restrictif ou trop brutal peut induire un relargage des toxines dans l’organisme (résidus de médicaments, métaux lourds, additifs alimentaires, pesticides…). Ces toxines installées dans le tissu adipeux (la graisse) vont être libérées dans les humeurs lors du régime, générant de l’encrassement. On peut voir apparaitre des migraines, une fatigue, une poussée de boutons et microkystes, signalant que les fonctions émonctorielles sont surchargées par cette accumulation de toxines.


Les conséquences sont d’autant plus importantes en cas de porosité intestinale : les éléments toxiques vont circuler librement dans le sang au lieu d’être éliminés par les intestins. Une cure détox doit toujours tenir compte de l’état des émonctoires, notamment le couple foie-intestins. Un assainissement intestinal ainsi qu’une restauration des muqueuses peut être nécessaire en amont de cette détox.


La naturopathie peut venir soutenir les émonctoires dans leur travail d’épuration des toxines, et accompagner l’élimination grâce à des plantes et compléments alimentaires.



Stress oxydatif

Au-delà de cette libre circulation des toxines, ce sont des radicaux libres qui vont également être libérés en quantité. Un régime trop restrictif engendre du stress oxydatif, responsable du vieillissement de nos cellules. Si le statut en antioxydants est trop bas (alimentation pauvre en fruits et légumes par exemple), les radicaux libres vont causer des dommages importants.


La peau peut être impactée par ce stress oxydatif, mais aussi par la restriction calorique elle-même. Un manque d’acides gras perturbe fortement son hydratation, et la perte de poids soudaine peut lui faire perdre son élasticité, d’où l’apparition de rides et de vergetures.



Perturbation du microbiote intestinal

Notre écosystème intestinal dépend en grande partie de ce que nous ingérons. Un régime restrictif prolongé va venir modifier la nature de notre microbiote.


Par exemple : les grands consommateurs de viande ont un microbiote complètement différent de celui des végétariens. Un régime hyper protéiné, avec peu de fibres végétales va appauvrir la flore intestinale et favoriser le développement d’une flore pathogène. Une consommation importante de viande rouge augmente le taux de TMAO, molécule produite par les bactéries intestinales. Cette molécule hautement inflammatoire expose à d’importants risques cardiovasculaires.


Autre exemple parlant : le régime cétogène, utilisé avec succès dans le traitement de l’épilepsie mais malheureusement popularisé pour son effet amincissant. Les glucides étant fortement limités dans ce régime, on obtient souvent un taux de fibres très faible, générant une importante constipation et un dérèglement de la flore.



Métabolisme ralenti

L’apport nutritionnel étant fortement réduit lors d’un régime restrictif ou hypocalorique, le corps entre en mode « économie d’énergie ». Le métabolisme basal ralentit, l’organisme dépense alors beaucoup moins de calories ce qui peut induire une stagnation du poids. Pire, l’organisme se sentant affamé va réclamer plus de nourriture et se mettre à stocker le moindre sucre ingéré, faisant reprendre les kilos perdus (le fameux effet yoyo). Le ralentissement du métabolisme n’est pas sans conséquences : il entraine de la fatigue, une frilosité, une perturbation des cycles chez la femme, une perte de libido…


Avec la fatigue, ce sont également des carences nutritionnelles qui surviennent, venant entretenir ce cercle vicieux.


La frustration générée par la restriction alimentaire - d’autant plus en cas d’échec du régime - a un effet dépresseur non négligeable. Des dépressions nerveuses plus ou moins graves peuvent s’installer, ainsi que des TCA : anorexie, boulimie ou hyperphagie.



Le cas des régimes post-partum

De nombreuses femmes en post-partum souhaitent perdre rapidement les kilos gagnés pendant leur grossesse et retrouver leur « corps d’avant ». Cependant, un tel régime nécessite de l’énergie !

Dévitalisé par les neuf mois de grossesse, l’accouchement, mais aussi l’allaitement, ce n’est pas le moment de mettre son organisme à la diète ! Il est important de ne pas précipiter les choses, et d’éviter absolument les régimes stricts.


C’est encore plus important en cas d’allaitement : l’alimentation équilibrée de la mère apporte au nouveau-né les nutriments nécessaires à son développement. La lactation peut être bloquée par un régime ou perdre en qualité. Les toxines délogées par la détox peuvent également passer dans le lait et perturber l’organisme du bébé.


Il est primordial de varier son alimentation après l’accouchement, tout en favorisant les aliments vivants et revitalisants (graines germées, algues, pollen, fruits et légumes de saison, acides gras de qualité etc).


On redouble donc d’attention dans cette période cruciale de la vie, et on se fait accompagner si besoin par un naturopathe ou un médecin nutritionniste.

Conclusion

Le meilleur des régimes est celui qui n’engendre pas de frustration, qui n’impose pas de compter la moindre calorie, et qui permet de garder la notion de plaisir alimentaire. C’est aussi celui qui respecte la physiologie de chacun, sans stresser l’organisme.


La naturopathie propose un rééquilibrage alimentaire holistique, une rééducation à l’alimentation visant à rendre l’individu autonome et acteur de sa santé. La naturopathie va s’intéresser aux causes profondes de la prise de poids ou des difficultés à en perdre, afin de corriger le problème à la source.


La perte de poids est progressive mais durable, et l’organisme est soutenu dans cette épreuve par divers outils naturels. Ainsi on évite les effets nocifs d’une restriction alimentaire trop forte, tant sur le moral que sur l’organisme.